protection de l'environnement
Le parcours du mégot : un cycle de vie lourd de conséquences
La quantité de mégots de cigarettes stagne depuis 2010 en corrélation avec la stabilité du nombre de fumeurs×ses. Toutefois, on assiste à une augmentation des mégots jetés dans la rue depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics (loi de 2007). Selon Thierry Philip, ancien maire du 3e arrondissement de Lyon, la gêne représentée par les mégots aurait progressé de 12 à 34% entre 2011 et 2015 suite à un sondage auprès des Lyonnais[3]. La Métropole de Lyon est en charge du nettoiement des espaces publics : 2 850 km de voies, 8 millions de m² de trottoirs[4] et 9 000 corbeilles[5]. Ce nettoyage est soit manuel, soit mécanisé et selon la fréquentation et les caractéristiques des rues, il a lieu entre une et treize fois par semaine[6]. Or les mégots sont des déchets petits qui se glissent dans les recoins et entre les pavés, par exemple dans le Vieux-Lyon. Dans ce cas, le ramassage des mégots est particulièrement long et fastidieux car un coup de balais ou de balayeuse-laveuse ne suffit pas et c'est donc un par un et avec une pince que les mégots devraient être ramassés par les agents de la voirie… Le plus souvent, les mégots passent à la trappe et leur chemin vers les égouts ou cours d'eau commence alors ! Ils vont pouvoir révéler toute leur toxicité…explications !